je ne sautille plus je m'énerve mais je reste calme. mentir aux autres va encore, mais se mentir à soi, une fois de trop,surprendre sa voix balbutiant des explications vaseuses, c'est désarmant, ça laisse sans voix. qu'est ce que tu es devenue. une mascarade, un chemin qui finit dans les brousailles.
à un moment donné, la tristesse change de visage, ce n'est plus cette chose humide et nerveuse qu'on trimballe comme des tripes dégueulées à la face du monde. la tristesse digérée est sèche et froide, elle est dure. logée à l'intérieur, dans un coucher de soleil fade et dans le bleu des cernes, la tristesse irremédiable ne dit plus rien et elle ronge tes os. on finit par ne plus en parler ni aux autres ni à soi-même.
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