Pendant des mois j'ai agi plus dignement que jamais je n'ai agi dans ma vie.j'ai mué, j'ai muté, j'ai fermé les volets j'ai traversé un champ de neige sans fin depuis que j'ai posé mon absence face à la tienne. j'ai tué le fauve.
je me suis anesthésiée. Un beau visage calme, blanc, couleur du rien,en guise de rédemption.  j'ai changé de peau pour éviter que tu me brûles, je me suis endormie dans le froid. et je peux dire que ça allait bien loin de toi puisque je ne sentais plus rien, je me suis oubliée en même temps que je t'ai oublié.J'ai amputé, j'ai tranché les fils détruit les ponts, mis la distance. De force, obstinément, jusqu'à ce que ça semble naturel, logique, jusqu'à ce que j'y croie, jusqu'à ce que j'arrête de greffer ton visage sur les personnes dans la rue, jusqu'à ce que ta silhouette ne hante plus les trottoirs. J'en avais les larmes aux yeux à fuir un garçon parce qu'il avait la même voix que toi, ton souvenir es la peste et j'avais survécu.

 

lahrge

il a suffi d'une seconde, d'un craquement de brindille. d'un micro froissement de tes paupières pour que tout revienne. que tu dises que me trouves belle, que tu me dises que tu es là, même si tu es loin. Tu es là.

tu es absent mais tu es là sous ma peau . un compliment qui fait si mal, une avalanche assourdissante